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Nous les « Privilégiés »…

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Nous les privilégiés

Nous, les « privilégiés » …

L’heure est aux expérimentations nouvelles et j’ai décidé de partager quelques réflexions que mon esprit vagabond en ces temps de confinement m’ont inspirées…

La période que nous vivons me renvoie à un concept surprenant que les cours de philosophie m’avaient donné à découvrir et qui ne m’a jamais totalement quitté – sans doute aussi parce qu’elle avait réveillé une forme de sensation confuse, déjà présente en moi.

Non pas que je puisse avoir la moindre prétention d’en maîtriser les subtilités, ni d’en connaître les principaux théoriciens de manière experte, ni même d’avoir exploré plus en avant leurs thèses respectives, mais j’ai toujours conservé dans un coin de mon esprit cette idée étrange et fascinante que le monde qui nous entoure ne serait que le fruit de notre imagination.

En somme, une sorte de rêve éveillé dont l’ensemble des protagonistes et des évènements n’agiraient que selon le fruit de notre (mon) propre inconscient.

Ce rôle de grand « Metteur en Scène du Film de notre Vie », ou de « Solipsiste » puisqu’il s’agit du terme savant, prend toute son épaisseur à mes yeux en cette période déstabilisante et hors du temps.

Le « Confinement » a ceci de surréaliste que nous vivons cloîtrés chez nous, sans voir personne… et ceux qui ont la chance de ne pas être saisis et brutalisés par la maladie assistent à la fois impuissants et incrédules aux images d’une violence rare de ceux qui sont touchés de plein fouet – par centaines de milliers ou même par millions à travers le monde…

La soudaineté de la maladie, sa vitesse de propagation et de développement, laissent les malades et les proches des victimes désemparés et hagards. Incrédules, aussi.

Que dire de tous ces « soldats » qui vont au front héroïquement et vivent un cauchemar quotidien dont les témoignages fleurissent et qui nous semblent sortis tout droit d’un monde qui nous est finalement si lointain et pourtant si profondément prégnant et dévastateur ?

Nous les « privilégiés », dans le calme assourdissant de villes mortes, comme à des années lumières de cette funeste et intense réalité que nous observons sur des écrans factices depuis notre salon… inutiles et impuissants.

Comme aussi le sentiment d’un décalage sans limite entre ce « confort inconfortable » et cotonneux, ce temps suspendu hors de la réalité et, dans l’autre monde, cette réalité si vive, le tumulte et l’urgence permanente, la fatigue, la peur panique… la réalité absolue.

Quel sentiment étrange dans ce vide, dans ce calme inhabituel et irréel.

Les « Guerres » traditionnelles ont cela de profondément différent que le bruit des bombes, les secousses de mitraillettes rattachent ceux qui ne sont pas au combat à la réalité du danger…

La « Guerre » que nous vivons n’a ni bruit, ni odeur. Le danger est partout mais il frappe sans faire de bruit, nous touche sans que nous le percevions et se révèle soudainement, comme un tir à déclenchement différé…

Sa « transparence » en fait un danger qui peut être partout et nulle part, que nous soupçonnons à chaque endroit et qui peut nous frapper là où finalement nous ne l’attendions pas, si sournois toujours dans ce silence.

Et puis, nous allumons nos écrans et la vie s’anime ou plus exactement se désanime : Nous constatons l’horreur, à l’extérieur. Ces ambulances qui se présentent précipitamment dans un flot continu aux portes des Hôpitaux et qui croisent les fourgons mortuaires, ces cercueils alignés, ces soignants qui se donnent corps et âmes jusqu’à parfois y sacrifier leur vie, leur dévouement total et leur impuissance, souvent… à bout de forces.

Et puis tous ces métiers habituellement « invisibles » qui aujourd’hui se révèlent essentiels et que tous redécouvrent à l’heure des ordures ménagères, de faire leurs courses ou de tous ces « petits » services qui semblaient si anodins.

Ces familles qui pleurent, ces regards hagards…

Cette panique et cette impuissance face à cette lourde vague qui se déploie à travers le monde, faisant fî de ces frontières artificielles que nous avons créées, comme un Tsunami sans eau, sans bruit, sans cris et sans couleur qui déferle sur la planète et que les petites mains de l’Homme sont incapables de maîtriser…

Quel est ce scénario improbable ? Est-ce le fruit de mon imagination ?

S’agit-il d’un simple cauchemar un peu long à se terminer ? Dois-je être touché dans ma chair pour en sentir la réalité ou serait-ce simplement un autre épisode de ce cauchemar irréel ?

-          La « Terre » nous envoie-t-elle un signal comme d’aucuns le pensent ?

-          S’agit-il d’une simple machination pour quelques obscures motivations économiques comme d’autres le suggèrent ?

-          Serait-ce le seul moyen, face à l’urgence climatique, sur lequel les plus hautes instances mondiales se seraient entendues pour ralentir la dégradation de notre planète – en consentant un sacrifice mondial avant de repartir sur de nouvelles bases ?

Quel sens y-a-t-il à écrire ces quelques lignes si ce scénario improbable n’est que le fruit de mon imagination ?

Qui les lira puisque tous les acteurs sont dirigés par ma seule fantaisie ?

Finalement… est-ce déjà la folie de l’isolement qui me touche ?

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